Quatrième volet 40 Présentation de ce dernier volet Des pistes pour l’avenir Les deux premiers volets de notre site mettent en évidence un fort contraste entre - une vie collective française structurée par un « modèle » périmé mais qui survit ; au cœur de ce modèle, un fort secteur public, contrôlé par une nouvelle noblesse issue des grands corps de l’État, s’appuie sur le mythe encore vivace selon lequel l’État serait tout puissant ;
- des révolutions aux formes multiples — technologiques, géopolitiques et sociétales - qui, à des degrés très divers, ont touché le monde entier, achevant de rendre obsolète le modèle français.
« Il ne faut confondre (en effet) ni la capacité d’adaptation de nos entreprises, ni la mobilité de la société française avec la lenteur de l’évolution de notre État. » ( ) Les évolutions intervenues chez les uns et la rigidité de l’autre qui a perduré ont fini par créer une première fracture.
Le troisième volet, pour montrer la réalité du contraste que nous venons d’évoquer, analyse quatre aspects essentiels de la société française : éducation, emploi, retraites et santé. Y est avancée l’idée que les déviations et les inadaptations de l’État providence sont pour une grande part responsables d’un phénomène d’exclusion qui est la honte de notre société. « Nous étions une société de discrimination, nous devenons une société de ségrégation » nous dit Alain Touraine. ( ) Oui, une deuxième fracture s’est produite.
Si une vision optimiste de l’histoire permet de voir l’état de droit gagner du terrain sur la violence, à travers maintes vicissitudes bien sôr, on peut se demander si, de façon moins patente, les plus forts n’ont pas utilisé les ressources de l’État providence pour améliorer leur confort et maintenir leur suprématie à l’égard des plus faibles. Aux yeux de beaucoup, la façon dont certains de ces derniers réagissent légitime le recours à la force ; d’autant plus que des élus ont transformé des situations inacceptables en argument électoral (la « tolérance zéro »). La fracture sociale ne risque-t-elle pas, dès lors, de devenir ce fossé qui, au XIXe siècle sépara le centre de la capitale de ses hauteurs et de ses faubourgs ? La perversion des buts de notre énorme machine sociale qui s’est peu à peu installée pourrait bien expliquer qu’elle semble « au bout du rouleau. » Qu’il s’agisse de l’éducation, de l’emploi, des retraites ou de la santé, au terme de chacun des chapitres de notre site qui évoquent ces sujets, des pistes ont été présentées pour que les choses évoluent.
Ce quatrième volet va tenter de donner un sens commun à ces suggestions partielles. Il s’interroge, d’abord, sur les termes qui pourraient être ceux d’un nouveau contrat social entre les citoyens. Comment assurer la cohésion sociale de la nation ? Comment attirer et retenir en France talents ou activités ? Réduire l’exclusion tout en favorisant une croissance sans laquelle il n’est pas de progrès social possible ? Les plus favorisés ne pourraient-ils accepter une révision des objectifs d’une énorme machine baptisée de sociale ? Demander moins à un État-providence dont les prélèvements auraient une chance de baisser ? Les moins favorisés ne devraient-ils pas devenir prioritaires ? Ne faut-il pas, en même temps, viser à ce que les citoyens soient beaucoup plus impliqués qu’aujourd’hui dans la conception et la gestion des interventions sociales et tendre, en partant de la base, à une démocratie plus active et plus fraternelle (chapitre 41) ? En effet, la prise de contrôle des grands partis politiques par d’anciens fonctionnaires et le financement de ceux-ci par l’État ont contribué à maintenir les citoyens à distance de la gestion de la cité.
Le nouveau contrat que nous esquissons semble incompatible avec tant de pratiques archaïques que nous avons été conduits à nous interroger sur les finalités et les modes de gestion qui pourraient être ceux de l’État au XXIe siècle (chapitre 42) ? Nous nous demanderons enfin, si les forces sociales et politiques de la France d’aujourd’hui, avec leurs tenants et aspirations mais, aussi, la rémanence des mythes et des comportements passés, laissent espérer que, grâce à l’évolution du comportement et des conceptions, un nouveau contrat social et un autre modèle d’État pourront, peu à peu, s’établir (chapitre 43).

41 – Des propositions pour un nouveau contrat social 42 – Place, rôle et gestion d’un État moderne 43 – La politique, à nouveau, en mouvement ?
 
quatrieme volet 40 presentation de ce dernier volet des pistes pour l'avenir les deux premiers volets de notre site mettent en evidence un fort contraste entre - une vie collective francaise structuree par un "modele" perime mais qui survit; au coeur de ce modele, un fort secteur public, controle par une nouvelle noblesse issue des grands corps de l'etat, s'appuie sur le mythe encore vivace selon lequel l'etat serait tout puissant;
- des revolutions aux formes multiples - technologiques, geopolitiques et societales - qui, a des degres tres divers, ont touche le monde entier, achevant de rendre obsolete le modele francais.
"il ne faut confondre (en effet) ni la capacite d'adaptation de nos entreprises, ni la mobilite de la societe francaise avec la lenteur de l'evolution de notre etat." ( ) les evolutions intervenues chez les uns et la rigidite de l'autre qui a perdure ont fini par creer une premiere fracture.
le troisieme volet, pour montrer la realite du contraste que nous venons d'evoquer, analyse quatre aspects essentiels de la societe francaise: education, emploi, retraites et sante. y est avancee l'idee que les deviations et les inadaptations de l'etat providence sont pour une grande part responsables d'un phenomene d'exclusion qui est la honte de notre societe. "nous etions une societe de discrimination, nous devenons une societe de segregation" nous dit alain touraine. ( ) oui, une deuxieme fracture s'est produite.
si une vision optimiste de l'histoire permet de voir l'etat de droit gagner du terrain sur la violence, a travers maintes vicissitudes bien sur, on peut se demander si, de facon moins patente, les plus forts n'ont pas utilise les ressources de l'etat providence pour ameliorer leur confort et maintenir leur suprematie a l'egard des plus faibles. aux yeux de beaucoup, la facon dont certains de ces derniers reagissent legitime le recours a la force; d'autant plus que des elus ont transforme des situations inacceptables en argument electoral (la "tolerance zero"). la fracture sociale ne risque-t-elle pas, des lors, de devenir ce fosse qui, au xixe siecle separa le centre de la capitale de ses hauteurs et de ses faubourgs? la perversion des buts de notre enorme machine sociale qui s'est peu a peu installee pourrait bien expliquer qu'elle semble "au bout du rouleau." qu'il s'agisse de l'education, de l'emploi, des retraites ou de la sante, au terme de chacun des chapitres de notre site qui evoquent ces sujets, des pistes ont ete presentees pour que les choses evoluent.
ce quatrieme volet va tenter de donner un sens commun a ces suggestions partielles. il s'interroge, d'abord, sur les termes qui pourraient etre ceux d'un nouveau contrat social entre les citoyens. comment assurer la cohesion sociale de la nation? comment attirer et retenir en france talents ou activites? reduire l'exclusion tout en favorisant une croissance sans laquelle il n'est pas de progres social possible? les plus favorises ne pourraient-ils accepter une revision des objectifs d'une enorme machine baptisee de sociale? demander moins a un etat-providence dont les prelevements auraient une chance de baisser? les moins favorises ne devraient-ils pas devenir prioritaires? ne faut-il pas, en meme temps, viser a ce que les citoyens soient beaucoup plus impliques qu'aujourd'hui dans la conception et la gestion des interventions sociales et tendre, en partant de la base, a une democratie plus active et plus fraternelle (chapitre 41)? en effet, la prise de controle des grands partis politiques par d'anciens fonctionnaires et le financement de ceux-ci par l'etat ont contribue a maintenir les citoyens a distance de la gestion de la cite.
le nouveau contrat que nous esquissons semble incompatible avec tant de pratiques archaiques que nous avons ete conduits a nous interroger sur les finalites et les modes de gestion qui pourraient etre ceux de l'etat au xxie siecle (chapitre 42)? nous nous demanderons enfin, si les forces sociales et politiques de la france d'aujourd'hui, avec leurs tenants et aspirations mais, aussi, la remanence des mythes et des comportements passes, laissent esperer que, grace a l'evolution du comportement et des conceptions, un nouveau contrat social et un autre modele d'etat pourront, peu a peu, s'etablir (chapitre 43).

41 – des propositions pour un nouveau contrat social 42 – place, role et gestion d'un etat moderne 43 – la politique, a nouveau, en mouvement?