Les initiateurs du site Internet « contrat-social.com » — leur
liste figure à la page 7 — sont de simples citoyens qui se
connaissent de longue date. Ils n’appartiennent à aucune formation
politique ou école de pensée constituées. Enrageant face
aux blocages insensés de la société française,
ils ont souhaité contribuer à ce que s’établissent
des rapports autrement plus toniques dans nos affaires publiques : un nouveau
contrat social. Ils ont vu dans les attentats du 11 septembre un
motif supplémentaire pour réviser nos pratiques.
Si la France est capable de changer, tout un pan de notre pays semble figé.
Un « système », constitué de mythes historiques,
de sélections précoces trop définitives et d’un
groupe de leaders politiques, homogène et trop fermé, a fait
grandir un énorme appareil collectif.
Faute de vision, de courage et de débats, les adaptations de cette machine,
rendus nécessaires par les évolutions de la démographie,
de l’économie ou de la société, n’ont pas été menées à bien.
Les citoyens, infantilisés, se satisfont de cette lâcheté qui
diffère les sacrifices mais accumule les handicaps. La capacité à affronter
la compétition ou à développer les emplois est amputée et
la cohésion sociale mise en cause.
Depuis les années quatre-vingt, en effet, ont été menées,
simultanément, deux politiques dont on n’a pas assez perçu
qu’elles étaient rigoureusement contradictoires :
—
Le renforcement du « modèle » traditionnel français,
caractérisé par le rôle dominant de l’état. « La
gauche était obnubilée, en 1981, par le pouvoir d’état.
Elle était convaincue que la société se change par la
loi. » ([1]) ;
—
Une confirmation de la participation à la fois au mouvement de mondialisation
et à une Europe qui va en s’intégrant ; c’était
accepter les risques de la révolution économique en cours.
Une partie de la France est exposée et risque l’exclusion, tandis
que l’autre est enfermée dans une forteresse où loge le
pouvoir politique. L’ouverture sur l’extérieur oblige le
secteur privé, aiguillonné par la concurrence, à évoluer
de façon radicale tandis que le secteur public, protégé par
sa situation naturelle de monopole et en dépit de certains progrès,
garde des pratiques qui ne sont plus de notre temps.
La France qui change
Au début des années soixante-dix, la capacité de la France à évoluer était
devenue éclatante. Après avoir souffert d’un long déclin
démographique, elle avait connu un boom des naissances ; de rurale elle était
devenue urbaine ; traditionnellement protectionniste et à la tête
d’un empire colonial, elle s’était lancée dans la
construction européenne qui l’obligeait à changer ses mœurs
ancestrales : elle découvrait que la suppression du contrôle des
prix et d’indexations trop systématiques, comme l’indépendance
de la banque d’émission, pouvait, conduire à la stabilité de
la monnaie et à la fin des dévaluations répétées.
Une forte expansion avait entraîné l’immigration de millions
de travailleurs et la France était redevenue l’un des acteurs
les plus efficaces de l’économie mondiale, ses exportations approchant
de celles du Japon.
Des évolutions positives devraient se poursuivre. Celles des technologies
se sont accélérées et, au-delà de mirages désormais
dissipés, vont sans doute continuer à produire de puissants effets.
L’informatique et les communications modernes provoquent en effet une
révolution comparable à celles de l’imprimerie ou de l’électricité en
leur temps. Les nouvelles technologies vont de pair avec une exigence de rentabilité des
entreprises qui est notamment recherchée par une décentralisation
accrue, élément essentiel dans la construction d’une autre
société.
Cette dernière, en effet, se transforme : l’enseignement secondaire
est généralisé, les Français sont mieux informés et
les femmes prennent enfin leur place dans la vie collective. Près de
deux millions de nos concitoyens vivent à l’étranger. Jadis
réputés pour être casaniers, ils ont émigré en
nombre à Londres ou dans la Silicon Valley. Nos sociétés,
grandes et moins grandes mènent une prodigieuse internationalisation.
Les Français jouent un rôle très actif dans le domaine
humanitaire.
La nation n’était plus une monarchie chrétienne mais la
République elle-même n’a plus de contenu philosophique.
C’est aux individus, devenus plus autonomes, qu’il appartient désormais
de donner un sens à l’aventure humaine. La collectivité ne
peut plus imposer une métaphysique et les idéologies ne permettent
plus de recruter des partisans en nombre. Les effectifs de la plupart des partis
politiques et des syndicats ont décliné. a contrario, la vie
locale s’est développée et maintes associations ont fait
de même. Les initiatives fleurissent. Les individus développent
des réseaux correspondant à leurs responsabilités et à leurs
affinités.
Le vent du large
Que la France ait tant changé alors qu’elle s’ouvrait sur
l’extérieur n’est pas une coïncidence. La France des
corporations, la Chine des mandarins, l’Union soviétique ou maints états
du Proche Orient ou d’Afrique du Nord ont montré que sciences,
technologies ou sociétés se figeaient lorsqu’elles n’étaient
pas concurrencées ou contestées.
Oui, le vent du large souffle sur l’Hexagone. En rafales ! Les efforts
et les sacrifices ont été énormes. La vie professionnelle
est devenue instable et l’emploi à vie, dans le secteur privé,
une chimère. Mais, en contrepartie, les résultats ont été spectaculaires.
Le pays et ses citoyens ne se sont pas seulement enrichis en termes monétaires
: les droits de l’homme comme l’environnement ont été davantage
respectés.
Pourtant, à la fin des années soixante-dix, une « crise » est
survenue. Les Français ont qualifié de la sorte moins un arrêt
de la croissance économique — bon an, mal an, elle restait convenable — qu’une
interrogation anxieuse sur la façon dont fonctionnait notre société.
Le succès du livre L’horreur économique, fut un signe du
désarroi ; les longues grèves de l’hiver 1995, l’ampleur
des votes protestataires et le retour de la violence en furent d’autres.
La France a, en effet, connu dans les années soixante mais surtout soixante-dix
une véritable éruption de la délinquance.
Les transformations du secteur privé se sont, en effet, combinées
avec les rigidités de la machine étatique et sociale pour qu’une
forte fraction de la population soit exclue d’une société où la
majorité a bénéficié d’un bien-être
accru.Une vie collective figée
Alors que, dans les dernières années, presque tous nos voisins
ont réduit énergiquement le poids de leurs dépenses collectives,
nous n’avons agi en ce sens que de façon timorée de sorte
qu’en 2 000, elles ont représenté 53 % du produit national.
Les tenants de la « forteresse » étatique ont « bétonné ».
Ils ont voulu conserver et, si possible, agrandir au lieu de rénover.
Or, dans un monde et une société transformés, le rôle
de l’état a profondément changé. Si l’Union
européenne n’est pas encore un État, la France ne dispose
plus de cette souveraineté absolue qu’elle aura exaltée
pendant plusieurs siècles. Le franc a disparu au sein de l’Euro
et son économie est imbriquée avec celle du monde ; la moitié du
personnel de nos grandes firmes est employée dans les filiales étrangères
et les fonds de pension américains sont en position pour influencer
modes de gestion et stratégie. La volonté d’instaurer un
socialisme à la française a fait long feu : contrôle des
changes et nationalisations appartiennent au passé. L’État
n’est plus maître des grandes entreprises
La France avait, les armes à la main, étendu son pré carré,
espace qui était vital au temps où l’agriculture était
reine. Dans un monde sans rivages, l’idée de nation va en s’affaiblissant.
Notre armée ne vaut qu’intégrée à des ensembles
internationaux.
La France est devenue, avant tout, avec ses spécificités, une
société, partie d’un ensemble qui la dépasse. Les
gouvernants sont aujourd’hui, pour l’essentiel, chargés
d’une bonne gestion des services sociaux entendus au sens large et garants
de l’état de droit. L’exécutif doit accepter que
la justice ne soit plus à sa botte. On est très loin non seulement
de « l’état c’est moi », formule attribuée à Louis
XIV, mais des visions républicaines traditionnelles. La collectivité ?
C’est nous !
Cela ne signifie nullement qu’un état respecté ne soit
pas nécessaire ni que les plus démunis ne doivent pas être
protégés des risques du monde contemporain. Mais notre état,
resté jacobin, bloque autant la construction d’une Europe fédérale
que la décentralisation et, avec cette dernière, la responsabilisation
des unités locales — écoles, tribunaux ou hôpitaux.
Du coup, centralisées et cloisonnées, les institutions de la
République — éducation, justice, police, municipalités
ou organismes sociaux — tardent à s’entendre pour faire
face aux problèmes, certes difficiles, des « cités ».
Les exclus représentent près de dix pour cent de la population
et. les politiques qui devraient favoriser l’insertion étant menées
sans conviction, la délinquance grandit, provoquant des réflexes
sécuritaires. Des conduites répressives risquent d’aggraver
les troubles.
Faute d’une adaptation locale aux nouveaux élèves dus à l’immigration
des années soixante puis à la création du collège
unique et en raison des excès auxquels conduit sa forte tradition sélective,
l’éducation nationale n’a pas évité que subsiste
une forte proportion d’illettrés qui, dans notre société,
trouvent difficilement leur place. Elle a ainsi renforcé une exclusion
dont souffrent, au premier chef, des immigrés et leurs descendants.
Les politiques dites « sociales » s’intéressent, avant
tout, à la clientèle des occupants de la forteresse et, d’abord, à la « génération
dorée » qui a aujourd’hui plus de 60 ans et aux fonctionnaires.
Ces catégories absorbent une part excessive des moyens collectifs. Ceux
qui ont reçu la meilleure éducation disposent des revenus les
plus élevés, leur retraite est plus longue, leurs dépenses
au titre de la maladie plus fortes, leurs enfants bénéficient
des meilleurs maîtres et font, gratuitement, les études les plus
longues. Et 70 % des enfants de cadres et d’enseignants obtiennent leur
bac contre 15 % chez les enfants d’ouvriers non qualifiés.
Fonctionnaires en majorité, nos hommes politiques, de gauche mais aussi
de droite, ont entretenu chez les Français une vision erronée
d’un emploi qu’il faudrait partager parce qu’il serait devenu
rare en raison de la modernisation et de la mondialisation. Les Français
ont espéré que l’état les protégerait contre
ces deux phénomènes dont les aspects négatifs leur ont été abondamment
soulignés. La « force tranquille » — symbolisée
par l’église de campagne d’une affiche mémorable — ne
promettait-elle pas aux Français que leur futur Président les
protégerait contre trop de changements. ?
En même temps, on a souhaité accroître les revenus de ceux
qui avaient un emploi. La hausse du Smic et des cotisations a rendu trop onéreuse
l’heure de travail des non qualifiés et la France est devenue
une championne de la productivité de l’heure de travail ! Que
d’incohérences.
Retraite à soixante ans, Universités ouvertes sans examen d’entrée,
nombre record de fonctionnaires : la fraction de la population française
qui opère dans le secteur dit marchand est la plus réduite de
tout le monde occidental. Parviendra-t-elle, en 35 heures par semaine, à supporter
notre lourde machine collective ? Que de handicaps pour une population qui
vieillit et qui doit faire face à un monde concurrentiel.
Si la pauvreté a nettement régressé chez les plus âgés
elle touche beaucoup de jeunes. Elle sévit aussi dans les lieux les
plus délabrés de la République. L’abus des soins
a conduit à élever le ticket modérateur qui a éloigné de
la médecine chômeurs et ouvriers non spécialisés.
Les services d’urgence des hôpitaux, qui ont un fort rôle
social, ont été négligés.
Dans le domaine des retraites si certains leaders politiques ont eu le courage
de promouvoir la réforme du régime du secteur privé, il
n’a pas été remédié à la situation
catastrophique des retraites publiques, parfaitement décrite depuis
plus de dix ans.
Si la France maintient un système de gouvernement archaïque c’est,
croyons-nous, qu’une nouvelle noblesse d’état a conquis
des pouvoirs croissants dans l’administration et dans la vie politique — aidée
en cela par des privilèges — mais, aussi, dans la direction des
grandes entreprises alors que la composition sociale de ses membres devenait
de plus en plus restreinte. La France, elle aussi, a créé sa
nomenklatura et, à l’instar du Japon, un cercle de dirigeants
trop semblables : des professionnels de la prise du pouvoir plus que des meneurs
de débats et de réformes. Et, chez nous, aussi, la fermeture
de ce cercle s’est accompagnée d’une forte corruption.
Jusqu’à la guerre de 1914, la France pouvait encore se référer à une époque
où sa population, ses armées et son agriculture étaient
les premières d’une Europe qui, elle-même, espérait
encore qu’elle était le centre du monde. Aujourd’hui les
Français représentent 1 % de la population mondiale et leur économie
quelque 5 %. Leur modèle ne peut plus s’imposer. Que notre système,
que l’exception française ne soient plus tenables sans modifications
profondes est le premier propos de Contrat-social. com qui présentera
ensuite l’agenda d’une réforme visant à édifier
une société alternative.
Après des analyses, des propositions pour contribuer à l’évolution
du « système » français
2002 pourrait connaître une nouvelle alternance, mais un simple changement
de majorité ou de personne permettra-t-il à la France de mettre à jour
ses conceptions et ses pratiques civiques ? Les dernières élections
législatives se sont traduites par cinq changements de majorité mais
les gardes montantes n’avaient-elles pas de trop nombreux points communs
avec les gardes descendantes pour qu’ait été modifiée
la façon de gérer l’état et nos institutions sociales
? Les gouvernants comme les candidats à leur succession, continuent à faire
croire aux citoyens que l’État peut régler tous leurs problèmes.
Nos « visiteurs » trouveront sur notre site, entre autres, des
analyses approfondies de ces grands volets de notre vie sociale — éducation,
emploi, retraites, santé — qui ont nourri nos doutes.
Notre site voudrait, par les travaux et les propositions présentés,
certes contestables, amorcer la voie d’une façon de gérer
les affaires de la cité plus adaptée aux capacités des
citoyens de notre temps. Oui, il appartient aux citoyens de dire ce qu’ils
attendent de leurs services publics et de donner leur avis sur la façon
dont ils sont gérés. Ils sont en droit d’exiger que
la collecte des impôts ne cote pas deux fois plus cher que chez plusieurs
de leurs voisins ; qu’une gestion décentralisée et plus économe,
permette de fournir des prestations mieux adaptées à leurs bénéficiaires.
Que le poids de la machine collective ne fasse pas fuir talents et activités
!
Nous aimerions encourager l’engagement des plus favorisés dans
la lutte contre l’exclusion. Propos ambitieux et sans réponse évidente
: qui croit encore, dans notre pays, que les rails de l’histoire conduisent à un
nouveau paradis ? Mais nous avons foi en une recherche persévérante,
dans les tâtonnements et l’expérimentation, dans le débat
entre des personnes dont l’histoire, la culture et les croyances sont
différentes et qui excluent la violence dans leurs rapports.
Nos concitoyens les plus jeunes ont sans doute des comportements plus adaptés à leur époque
que les concepts archaïques auxquels la majorité des Français
se dit attachée. Si tel est bien le cas des changements assez rapides
sont concevables.
Accélérons le mouvement, déjà amorcé, qui
réduit le rôle de notre noblesse d’état. Privatisations,
concurrence et rôle des fonds étrangers tendent à interdire,
dans le secteur privé, les traditionnels parachutages. Dans le secteur
public il faudrait limiter les nominations faites en conseil des ministres
et revoir les dispositions qui empêchent les responsables de choisir
des collaborateurs aux compétences adéquates et de se séparer
de ceux qui ne remplissent pas leurs tâches.
Dans la vie politique, la lutte est trop inégale entre les candidats
aux élections qui, fonctionnaires, bénéficient d’un
filet de sécurité — le retour dans l’administration — et
les autres. Nous avons besoin de dirigeants qui, par leurs origines sociales
et leurs formations, présentent cette hétérogénéité propice
aux bouillonnements créatifs.
L’état et les organismes de la Sécurité Sociale,
pourraient chercher à réduire pendant une dizaine d’années la
part des dépenses collectives dans le produit national de 1 % par an.,
La majorité de nos voisins l’a fait. Certes, tâche sera
difficile, compte tenu de la phase démographique dans laquelle nous
entrons, mais elle est possible étant données, d’une part,
les énormes réserves de progrès que le secteur public
recèle et, d’autre part, les limites qui peuvent être mises
aux prestations versées aux plus aisés.
Alléger le poids des dépenses collectives pourrait, en effet,
aller de pair avec une révision énergique de leurs priorités. à la
majorité la plus aisée et intégrée à la
société serait tenu ce discours : « il faut que les individus
se prennent davantage en charge, soient plus responsables et libres ; à un
certain point, le niveau de protection sociale contredit la responsabilité des
individus » ([2]). À ces citoyens serait proposé un marché :
en contrepartie, d’une baisse des prélèvements dont ils
bénéficieraient, il leur serait demandé de prendre une
plus large part des dépenses d’éducation et de prévoyance
de leur famille mais aussi de participer plus activement à la gestion, à l’animation
et au contrôle des institutions sociales.
Aux moins favorisés il serait proposé une révision des
dispositifs sociaux pour viser à ce qu’ils en soient les bénéficiaires
prioritaires ; partout où cela a un sens les prestations feraient l’objet
d’un « suivi » plus personnel qui impliquerait des exigences
raisonnées de contreparties lorsque le bénéficiaire peut
en fournir.
On peut penser que ce nouveau contrat social serait plus efficace que notre
modèle traditionnel. N’est-ce pas, précisément,
la voie européenne ? De cette Europe qu’on voudrait plus attentive
aux plus démunis comme à l’Afrique et au Moyen Orient,
proches d’elle par la géographie et l’histoire.
Si un plus grand nombre de Français s’impliquait dans la conception
et la gestion des actions sociales ne bénéficierait-on pas de
leur expérience ? Le choc du 11 septembre peut-il nous inciter à sortir
d’une vie collective passive et peu généreuse ? La participation
plus active des citoyens ne peut-elle devenir l’élément
clef d’un nouveau contrat social dans lequel la fraternité prendrait
le pas sur le paternalisme ? Grâce à elle la démocratie à la
base s’élargirait de façon très concrète.
La vie civique deviendrait plus adulte.
Un pas serait franchi qui nous éloignerait de ces sociétés
régies de haut en bas, où les plus forts continuent à dominer
les faibles, pour nous rapprocher d’une société plus participative
où le droit l’emporte un peu plus sur la contrainte.
Un site Internet
Il nous a semblé qu’un site Internet était l’outil
correspondant à notre but. Mieux qu’un écrit édité de
façon traditionnelle, il permet au visiteur non seulement de sélectionner
ceux des thèmes qui l’intéressent mais aussi, s’il
en a le désir et comme nous le souhaitons, de formuler ses commentaires.
En outre, le site permettra, dans des domaines en constante évolution,
de tenir à jour la production au vu des observations des visiteurs,
d’événements ou de documents nouveaux comme des recherches
des auteurs.
Notre site comporte à la fois des thèses et des documents. Sur
nombre de sujets qui intéressent notre société nous avons
souhaité non seulement, prendre position — d’une manière
qui, parfois, paraîtra trop tranchée — mais aussi, apporter
soit des preuves de ce que nous avançons soit les témoignages
de personnes compétentes dont l’opinion a plus de valeur que la
nôtre. Les introductions des divers volets ou chapitres s’efforcent
(ou s’efforceront) d’expliciter nos thèses. On pardonnera
le côté quelque peu foisonnant du texte lui-même ; il s’explique
par notre volonté de coller aux faits d’aussi près que
possible. Nous n’avons pas la formation académique qui aurait
permis de transformer cet ensemble en une édition plus rigoureuse et
plus harmonieuse.
Notre démarche — le plan du site figure à la page suivante — part
d’ailleurs du constat de faits concernant la société dans
sa généralité (premier et deuxième volets), pour
présenter ensuite des analyses détaillées des grandes
institutions sociales de notre pays (troisième volet). Nos propositions
pour un nouveau contrat social constituent le quatrième volet.
[1] Christian Baudelot et Roger Establet, Avoir 30 ans en 1968 et en 1998,
Seuil, 2000.
[2] Kar Lubbers, premier ministre hollandais, 1990.